Sit-in ce matin des infirmiers
48 h après la révélation de l’affaire du « pavillon militaire », les praticiens de l’art infirmier ont fait monter ce lundi le ton en observant un sit-in au sein du plus grand centre hospitalier du pays. Evidemment, leur action semble porter de fruits. Ils auraient obtenu la mise aux arrêts de l’officier militaire responsable des sévices contre l’infirmier.
Selon nos confrères de 24heureinfo, Dr Kpekemsi est mis aux arrêts et risque la radiation au sein des forces armées togolaises et même de des sanctions de l’ordre des médecins.
Contacté par la rédaction de Togo Scoop Info, un responsable de l’Association nationale des infirmières et infirmiers du Togo (ANIIT) ne confirme pas l’info. Il parle plutôt du dilatoire.
« Nous n’avons pas été officiellement saisis et la sanction ne nous a pas été communiquée. Bien avant notre manifestation de ce matin, les bruits couraient mais ce n’est pas ça notre principale revendication », a confié le responsable de l’association.
« S’il est mis aux arrêts c’est par rapport à son corps, le corps militaire », admet-il et de poursuivre « que ça ne nous regarde pas. Nous exigeons une sanction juridique car ce qu’a fait ce militaire doit être puni sur le plan juridique ».
Le responsable de l’ANIIT a réitéré la revendication de l’association à savoir que le médecin fautif présente ses excuses publiques à l’infirmier et au corps afin que cela serve de leçon aux autres car a-t-il insisté « ce n’est pas la première fois que le corps des infirmiers subi ces humiliations des médecins militaires que ce soit dans les hôpitaux, les unités de soins périphériques ».
Et pour cela il en appelle à la responsabilité du CHU-SO et du ministère de la santé.
L’infirmier Kpanzou qui a subi l’acte inhumain de la part du médecin-militaire est un aîné qui a eu à encadrer plusieurs médecins militaires au cours de leur formation y compris, Dr Kpekemsi, son bourreau.
Au cours de la manifestation organisée ce matin, ANIIT a donné un ultimatum de 48h aux autorités de la santé pour que le responsable de cet acte inhumain soit sanctionné.
« Si rien n’est fait et porté à notre connaissance dans les 48 heures qui vont suivre, alors nous ne serons pas responsables des conséquences désagréables qui en découleront », avait écrit l’association dans une déclaration transmise aux responsables de la santé.
Par ailleurs, ANIIT exige un dédommagement convenable de l’infirmier, que le médecin présente publiquement à l’infirmier ses excuses à l’endroit même où il l’a humilié c’est-à-dire devant le pavillon militaire. Et enfin que l’officier adresse une lettre manuscrite au bureau exécutif national de l’ANIIT pour présenter ses excuses à la corporation infirmière du Togo.
Notons que le 24 janvier dernier alors qu’il était de garde au pavillon, il a été humilié par le médecin-militaire au motif qu’il a garé sa moto à un endroit qu’il a l’habitude de garer.
Albert AGBEKO
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