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Amnesty International accuse les USA d’utiliser l’IA pour expulser les migrants et étudiants étrangers

Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche marque un durcissement radical de la politique migratoire des États-Unis. Fidèle à ses promesses de campagne, le président a ordonné le renvoi massif de certains migrants vers leurs pays d’origine en utilisant tous les moyens possibles, y compris l’intelligence artificielle (IA) pour cibler les potentiels migrants. Une orientation qui suscite de vives inquiétudes au sein d’organisations de défense des droits humains, notamment la branche américaine d’Amnesty International.

Dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi 20 août 2025, Erika Guevara-Rosas, directrice de la recherche à Amnesty International, a accusé Washington de bafouer les droits fondamentaux en recourant à des technologies d’intelligence artificielle (IA) pour surveiller les migrants et des manifestants étrangers pro-palestiniens, dans un contexte de mobilisations contre les bombardements israéliens sur Gaza.

« Il est très préoccupant que le gouvernement américain déploie des technologies intrusives assistées par IA dans le cadre d’un programme d’expulsions massives et de répression de l’expression en faveur de la Palestine », a-t-elle déclaré, dénonçant une « multitude de violations des droits humains ».

Amnesty cite notamment les outils développés par les sociétés Babel Street et Palantir, toutes deux spécialisées dans l’analyse de données massives. Leurs logiciels Babel X et Immigration OS permettraient une surveillance automatisée et permanente. Babel X, par exemple, explore les réseaux sociaux à la recherche de contenus supposés liés au terrorisme. Selon l’ONG, ces technologies servent à cibler des étudiants étrangers, réfugiés et demandeurs d’asile « à une échelle inédite », provoquant arrestations arbitraires et expulsions, tout en instaurant « un climat de peur » sur les campus universitaires.

Erika Guevara-Rosas, directrice de la recherche à Amnesty International

Cette politique s’inscrit dans une offensive plus large du président Trump contre certaines universités américaines, accusées par lui de tolérer des mouvements pro-palestiniens assimilés à de « l’antisémitisme ». Plusieurs établissements ont vu leurs financements de recherche suspendus, tandis que des étudiants et manifestants étrangers ont été arrêtés ou menacés d’expulsion. À la prestigieuse université de Harvard, Trump a même demandé d’interdire l’admission de nouveaux étudiants internationaux et de passer au crible les réseaux sociaux des étrangers déjà présents.

Ceci pousse désormais de nombreux étudiants à hésiter à choisir les États-Unis pour leurs études, craignant des représailles liées à leurs opinions politiques ou à leur présence en ligne.

En parallèle, les autorités intensifient leur offensive anti-immigration. Les arrestations se multiplient sur tout le territoire, avec plus de 60 000 migrants en situation irrégulière incarcérés en juin, un record selon l’agence ICE. Là encore, les outils de Palantir jouent un rôle clé dans le repérage et la traque des personnes ciblées, renforçant l’arsenal répressif du gouvernement.

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Dieudonné Djigbodi

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