Un incendie dans l’arsenal du Camp base à Bujumbura a provoqué mardi des explosions meurtrières, ont indiqué mercredi 1er avril des sources sécuritaires burundaises. Plusieurs dizaines de personnes ont péri et des centaines d’autres ont été blessées dans ce quartier densément peuplé de la capitale économique.
Plusieurs dizaines de personnes au moins ont péri dans les explosions consécutives à l’incendie, mardi soir, d’un dépôt de munitions de Bujumbura, la capitale économique du Burundi, ont indiqué mercredi 1er avril des sources sécuritaires. Le gouvernement burundais, n’a pour le moment avancé aucun bilan.
« Il est impossible d’établir un bilan pour le moment », mais « il y a énormément de victimes, des dizaines et des dizaines de personnes ont été tuées, il y a des centaines voire des milliers de blessés », a déclaré un haut gradé de l’armée, joint à Bujumbura. Il a indiqué avoir parcouru plusieurs quartiers de la ville et constaté « beaucoup de dégâts matériels. Beaucoup de maisons ont été touchées par les éclats ».
« Il y a des dizaines de morts, mais le bilan est peut-être plus lourd », a confirmé un gradé de la police, qui a participé dans la nuit aux opérations de lutte contre l’incendie.
Un quartier densément peuplé
L’arsenal du Camp base, où a démarré l’incendie, est le principal dépôt d’armes et de munitions de l’armée au Burundi. Le Camp base, qui abrite également de nombreux dépôts logistiques de l’armée, est situé à Musaga, un quartier densément peuplé du sud de Bujumbura. Il jouxte l’Institut supérieur des cadres militaires (Iscam), où sont formés et hébergés les aspirants officiers de l’armée, et est situé non loin d’un autre camp militaire et de la prison centrale de Mpimba.
Selon le haut gradé militaire, le feu est toujours en cours, notamment dans des hangars et baraquements. « Les explosions ont diminué mais on en entend encore quelques-unes de temps en temps », a-t-il ajouté.
Selon le gradé de la police, « le feu a pris dans une partie de l’arsenal qu’on appelle “l’Abri” où sont entreposées les armes lourdes et leurs munitions, c’est pourquoi on a entendu tout de suite de grosses explosions ». « Puis les éclats ont mis le feu aux munitions et armes légères, à un grand stock de médicaments, des vivres et des milliers de matelas entreposés dans le Camp base en attendant d’être distribués dans les autres camps », a-t-il expliqué.
Source : La Croix



