Coup de tonnerre dans le secteur de l’éducation nationale. Près de 1200 directeurs du préscolaire et du primaire publics sont suspendus de leur fonction. Les raisons de cette suspension ne sont pas révélées par le ministère des enseignements primaire et secondaire et de l’artisanat signataire de la décision. Mais on peut présumer qu’elles sont liées à la grève de 48h lancée par la FESEN. On se rappelle qu’à la veille de la grève le ministre avait, à travers une note de service, invité les directeurs d’école à dresser la liste des enseignants qui auraient participé à cette grève. Il avait, par ailleurs, demandé au corps enseignant à être présent à leur poste. « Tout enseignant qui s’inscrive dans cette grève illégale s’expose à de lourdes fautes », avait-il averti.
« C’est l’autorité qui a décidé. Du moment où la collaboration n’est plus parfaite, l’autorité peut démettre … », a commenté un fonctionnaire du ministère de l’enseignement.
La question qui se pose alors est de savoir quel sort sera réservé aux enseignants grévistes vu que la note du ministre les avait clairement averti qu’ils s’exposent à de lourdes sanctions.
Cette sanction infligée à ces directeurs est aussi un aveu du succès du mouvement de la FESEN.
A noter que ces directeurs relevés de leurs fonctions sont remis à la disposition de leur direction régionale respective pour être redeployés en qualité de chargé de classe dans une école publique.



