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Fermeture d’agences Orabank Togo : LCT met la pression sur la BCEAO

La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) adresse une lettre officielle au Directeur national de la BCEAO pour s’opposer fermement au projet de fermeture de plusieurs agences Orabank. Notre rédaction a obtenu une copie de ce courrier daté du 16 janvier 2026. Cette action vise à protéger les consommateurs face à une décision jugée discriminatoire.

La LCT dénonce la fermeture prévue des agences de Mango, Assahoun, Kégué et Boulevard des Armes à partir du 28 février 2026. Ces agences de proximité servent des populations rurales et des fonctionnaires souvent peu à l’aise avec le numérique. La banque oriente les clients vers des points KEAZ SPOT distants jusqu’à 60 km.

Cette mesure impose des déplacements coûteux pour des opérations basiques comme les dépôts ou retraits. Les dysfonctionnements récurrents de la plateforme KEAZ et des GAB aggravent les difficultés d’accès. La LCT qualifie cela d’exclusion financière inacceptable pour les usagers vulnérables.

Les guichets automatiques et agents partenaires ne remplacent pas l’expertise des conseillers pour les opérations complexes. Cela renforce un sentiment d’abandon chez les clients hors centres urbains. La modernisation bancaire ne doit pas sacrifier l’équité d’accès aux services.

La BCEAO, en tant que banque centrale, assure la mission de protection des consommateurs de services financiers. La LCT exerce une pression sur cette institution pour qu’elle intervienne auprès d’Orabank Togo. Suspendre ces fermetures apparaît comme une urgence pour préserver la bancarisation inclusive.

Ce projet contredit les efforts gouvernementaux togolais pour améliorer l’inclusion financière. La transition numérique ne doit pas devenir un outil d’exclusion des ruraux. La LCT rappelle que la qualité de consommation passe par un accès équitable.

« Nous avons vu une réaction insultante du DG Orabank Togo parlant des projets de digitalisation qui peinent à prendre corps pour justifier son initiative de fermeture d’agences. Quel est le taux de pénétration de ces projets de digitalisation dont parle le DG et prétendre fermer jusqu’à 4 agences alors que les queues bouscules toujours dans leurs agences ? », affirme Dr SOGADJI Emmanuel, président de la LCT.

La BCEAO est interpellée sur son rôle régulateur dans ce dossier sensible. Une réponse rapide de sa part est attendue pour éviter une escalade. Les consommateurs des services de cette institution comptent sur une résolution favorable.

Cette affaire met en lumière les tensions entre digitalisation bancaire et besoins des populations périphériques.

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