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La pression se resserre sur Lomé

 

                                                 Mme ADJAMAGBO offrant une fleur aux soldats au cours d’une marche

 

Au plan national, indignation et condamnation. A cela s’ajoute la pression à l’internationale. L’arrestation de Mme Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON et de M. Gérard DJOSSOU ne passe pas.  A l’International socialiste, regroupement de partis d’obédience socialistes auquel appartient la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), parti de Mme ADJAMAGBO, on condamne cette « persécution politique » et la répression de plus en plus visible au Togo.

Dans une déclaration rendue publique le 03 décembre dernier, l’Internationale socialiste demande « l’abandon immédiat » des accusations portées à l’encontre de Mme ADJAMAGBO et de M. DJOSSOU. Elle dénonce ces mesures agressives visant à intimider et à museler l’opposition togolaise sur des arguments « foncièrement et entièrement infondées ». Cette déclaration fait état de nombreuses violations des droits humains observées ces dernières années au Togo, de même que des arrestations des membres de l’opposition, dont des membres de la DMK, et des cas de détention et de torture de personnes participant à des manifestations pacifiques auraient été enregistrés.

« Il est extrêmement préoccupant que le Président Gnassingbé et son parti, l’Union pour la République, aient de fait le contrôle sur des institutions telles que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Cour constitutionnelle. Ils ont par ailleurs le contrôle sur l’Assemblée nationale et en mai 2019, un amendement à la Constitution a été adopté autorisant M. Gnassingbé à se représenter aux deux prochains scrutins présidentiels », lit-on dans le communiqué.

Tout en exigeant la libération immédiate et sans condition des deux responsables politiques, l’Internationale socialiste a réaffirmé toute sa solidarité avec Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et Gérard Yaovi Djossou, avec la CDPA, et avec toutes les personnes au Togo qui luttent pour leurs droits, pour leur liberté et pour la démocratie.

Les responsables de la DMK sont arrêtés il y a bientôt deux semaines les éléments du  Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC). Ils sont accusés « déstabilisation des institutions» du pays et de porter atteinte à la sécurité nationale.

 

 

Francine DZIDULA

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