Les élèves dans les rues à la suite d’une grève des enseignants (photo archive)
Si la bombe de la grève à la rentrée est désarmée, les enseignants ne s’avouent pas vaincus. C’est ainsi que la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN) a déposé ce jour, premier jour de la rentrée, un préavis de grève de 72h à compter du 16 novembre prochain.
La date du 16 nombre novembre n’est pas fortuite. En effet, c’est cette date de l’année 1992 que les partis de l’opposition togolaise regroupés au sein du COD2 et la Confédération des syndicats indépendants (CSI), une centrale syndicale proche de l’opposition avait lançait la première grève générale illimitée du Togo et qui a duré plus de 9 mois.
Et pour ce 16 novembre, les revendications de la FESEN tournent autour de 5 points essentiels à savoir : la répartition et le versement aux acteurs concernés de deux milliards de francs CFA de 2020 ; la définition claire d’un chronogramme d’indexation de deux milliards de francs 2019 et ceux de 2020 sur les salaires des enseignants ; la révision à la hausse et la mise à disposition des crédits de fonctionnement en totalité aux établissements préscolaire et primaires ; l’exécution diligente des mesures et engagements de l’Etat en faveur de l’enseignement confessionnel et enfin le recrutement effectif des enseignants.
Le ministre KOKOROKO a qui le gouvernement a filé le brûlant dossier des enseignants est en train de trouver solution au dernier point des revendications puisqu’il a annoncé un concours de recrutement de 2000 enseignants avant la fin de l’année. Mais réussira-t-il à satisfaire en moins de deux semaines ce que le gouvernement n’a pas pu faire en plusieurs mois pour ne pas « compromettre dangereusement la reprise sereine et sécurisé des classes ».
Clarisse AFANOU
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