Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a annoncé que les États-Unis ont exempté le Ghana de la dernière vague de restrictions de visa dévoilée le mardi 16 décembre 2025.
Cette décision intervient alors que l’administration du président américain Donald Trump a élargi son dispositif de restrictions migratoires à une vingtaine de pays supplémentaires, ainsi qu’à l’Autorité palestinienne, doublant ainsi le nombre de nations concernées par les limitations imposées plus tôt dans l’année sur l’entrée et l’immigration vers les États-Unis.
S’exprimant le mercredi 17 décembre, à l’occasion d’une parade d’adieu organisée pour des ingénieurs de l’armée ghanéenne déployés en Jamaïque dans le cadre d’efforts de reconstruction, le ministre Ablakwa a souligné que l’exemption accordée au Ghana reflète l’excellence des relations diplomatiques entre Accra et Washington.
« Hier soir, dans le cadre de la nouvelle série de restrictions de visa américaines, qui ont touché presque tous nos pays voisins, le président Trump a une nouvelle fois exempté notre pays frère, la République du Ghana », a-t-il déclaré.
Il a également salué le rôle du président John Dramani Mahama dans l’orientation et la conduite de la politique étrangère du pays.
Dans le détail, l’administration américaine a annoncé une extension de l’interdiction de voyage, interdisant l’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de cinq nouveaux pays ainsi qu’aux personnes voyageant avec des documents délivrés par l’Autorité palestinienne. La Maison-Blanche a précisé que ces mesures, qui entreront en vigueur le 1ᵉʳ janvier, visent à « protéger la sécurité des États-Unis ».
Les restrictions complètes concerneront notamment le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Soudan du Sud et la Syrie, ainsi que les détenteurs de passeports de l’Autorité palestinienne. Par ailleurs, le Laos et la Sierra Leone, auparavant soumis à des restrictions partielles, ont été placés sous interdiction totale, tandis que des restrictions limitées ont été imposées à quinze autres pays, dont le Nigeria, la Tanzanie et le Zimbabwe.
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, le président Trump a renforcé la politique migratoire américaine. Son administration justifie cette extension des interdictions par des défaillances présumées dans les systèmes de contrôle et de vérification à l’étranger, évoquant notamment des taux élevés de dépassement de visa, des registres civils peu fiables, la corruption, des activités terroristes et un manque de coopération de certains États dans le rapatriement de leurs ressortissants.
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Agbegnigan Yaovi
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