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Un syndicat outrepassant ses prérogatives

 

Le syndicat défend les intérêts des salariés ou de ses membres auprès de la direction ou de l’Etat et peut engager des actions de protestation (grèves, manifestations, pétitions…) pour se faire entendre. Voilà le rôle dévolu à un syndicat. Il n’appartient pas à un syndicat de fixer le prix des produits ou services. Ce rôle est échu au gouvernement particulièrement au ministère du commerce. Mais dans notre pays, le laxisme en cours fait que n’importe quel quidam peut se lever un beau jour et au gré de ses humeurs pour fixer le prix des produits et articles. La dernière illustration est celle du Syndicat national des tenanciers de bars et restaurants du Togo (SYNATERTO).

C’est par une note circulaire en date du 21 juin dernier, que ce syndicat a cru bon d’informer les consommateurs de la majoration de 50 à 100 F  du  prix des boissons produites par la Société nationale de boisson (SNB).  Sur quel critère seulement les produits d’une des deux sociétés productrices de boisson  soient ciblés, la note ne le dit. Quelle que soit la raison avancée par ce syndicat, cette mesure est juridiquement intenable car comment peut-on augmenter le prix des produits par une note circulaire ?

Certes, il est bien vrai que ces derniers temps à la faveur de l’augmentation du prix du carburant et par ricochet du transport, les produits de première nécessité ont flambée mais cela ne doit pas être une occasion pour chacun de fixer le prix des articles comme bon lui semble. Si on n’y prend pas garde ce sera difficile de fermer cette  boite à Pandore. Pour le moment, ni les producteurs de boisson ni le gouvernement n’a augmenté le prix des boissons, il n’y a pas de raison pour qu’un syndicat se substitue à l’Etat.

Dans un pays où il existe uniquement à Lomé plus de 25000 débits de boisson et où pratiquement chaque trimestre de nouvelles boissons sont mises sur le marché, une augmentation du prix de boisson a plus de chance de  provoquer une émeute que l’augmentation du prix du pain. En cela, le gouvernement doit être plus regardant dans la fixation du prix de la brune.

 

 

Albert AGBEKO

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