Institué par arrêté pris le 18 janvier 2022, le Cadre permanent de concertation (CPC) a démarré ses travaux ce 21 janvier au ministère de l’Administration territoriale. Partis parlementaires, partis extraparlementaires, députés indépendants au parlement prennent part aux discussions. A l’issue de cette première séance, nous avons tendu le micro aux principaux partis politiques présents. Voici leur réaction. Lire…
Beleki Akouété (CPP) : « ce Cadre devrait discuter des problèmes réels de notre pays pour aller vers un développement inclusif »
Le Cadre permanent de concertation (CPC) qui s’est réuni aujourd’hui est issu des conclusions de laConcertation nationale entre acteurs politiques (CNAP) qui a duré du 19 janvier au 13 juillet 2021. C’est la première rencontre qui est une rencontre d’échange et d’idée pour la mise en place du bureau du Cadre et des modalités de fonctionnement, c’est-à-dire des points à inscrire à l’ordre du jour du Cadre. Selon l’arrêté qui a mis en place ce Cadre, les réunions se feront une fois tous les trois mois et toutes ces réunions durant chacune une semaine. On peut avoir des réunions extraordinaires sur demande d’un membre du Cadre. Et la spécificité de ce Cadre est qu’il peut avoir recours aux personnes ressources sur des sujets d’importance nationale.
Nous avons vue aujourd’hui que le CAR qui n’était pas là lors des travaux de la CNAP est venu et a même pris la parole, ce que nous souhaitons c’est que ce Cadre soit un cadre permanent pour discuter des problèmes réels de notre pays pour aller vers un développement inclusif et pour aller vers un épanouissement du Togolais. Voilà en grosso-modo ce que la CPP a constaté aujourd’hui et nous attendons la prochaine rencontre pour pouvoir nous fixer sur les points à inscrire à l’ordre du jour : la mise en place du bureau et faire en sorte que nous puissions discuter sereinement.
Jean Kissi (CAR) : « Le CAR a été toujours cohérent à tous les dialogues »
Ce n’est pas une question de retour du CAR au cadre de discussion au Togo. Vous connaissez les méthodes du CAR, vous savez toujours que nous avons un principe chez nous qui dit si on t’appelle on va dans un premier temps pour écouter et vous avez la chance de savoir de quoi on discute. On ne reste pas à l’extérieur sans savoir de quoi on discute.
Quand vous savez de quoi on discute, les raisons pour lesquelles vous pouvez continuer ou vous ne pouvez pas continuer vous le dites pour qu’on puisse les prendre en compte. Et donc, c’est la méthode que nous avons l’habitude d’utiliser au CAR et vous avez su aussi qu’au début de la CNAP nous étions venus à deux séances. Et c’est lorsque nos doléances que nous avons avancées n’ont pas été en majeure partie acceptées que nous nous sommes retirés en disant que s’ils font et qu’on a les résultats on va applaudir mais si on n’a pas les résultats on continuera toujours par dénoncer.
Donc, naturellement quand ils reprennent une nouvelle phase aujourd’hui, il serait cohérent que nous venions écouter de quoi il est question, que nous prenions la documentation qu’il faut aussi à l’endroit du peuple pour aller leur expliquer, sinon les gens vont dire que le CAR a changé. Il faut que nous jugions au niveau du parti de savoir si l’allure a changé, si nous pouvons continuer ou si c’est dans la même direction qu’ils veulent continuer pour que nous puissions leur notifier une décision.
Donc ce n’est que cohérent pour tous les dialogues. Dans la ligne du CAR, chaque fois qu’on commence une nouvelle chose, nous venons toujours pour savoir exactement ce qui va se passer.
A partir de ce que nous avons reçu aujourd’hui, le CAR va se réunir, va faire ses analyses et va décider de la marche à suivre : va décider s’il va continuer ou s’il ne continue pas.
Séna Alipui (UFC) : « le dialogue est devenu maintenant un médicament que nous allons utiliser tous les jours »
Le dialogue comme le disait le président ivoirien Félix Houphouët Boigny c’est l’arme des forts, ceux qui arrivent à faire passer les intérêts généraux avant les intérêts particuliers, est finalement adopté comme méthode de travail pour discuter de toutes les questions qu’elles soient politiques, socio-culturelles, … Nous sommes donc satisfaits que ce jour, nous sommes parties d’un cadre qui était temporaire (6mois) à un cadre permanent. Nous voyons que les partis politiques ont compris que plutôt que de prendre le dialogue comme un médicament, ça devient maintenant un aliment, quelque chose que nous allons utiliser tous les jours de façon permanent pour aborder et régler les différents problèmes que notre pays a, pour faire de notre pays un pays fort et un pays émergent à l’horizon 2030.
Je déplore l’absence des partis qui n’ont répondu à l’appel parce que les absents ont toujours tort. Quand on participe, la participation, les contributions qu’on apporte qui permet de faire progresser les situations.
Atcholé Aklesso (UNIR) : « Ce cadre est une symbolique de la volonté des acteurs politique de se parler »
Je me félicite de la création de ce cadre qui est une des recommandations de la CNAP. Mon parti et moi se félicitent de la création de ce cadre qui est une réponse du gouvernement à la suggestion de la CNAP. Ce cadre est une symbolique de la volonté des acteurs politique de se parler, un signe aussi de l’engagement du gouvernement de prendre en compte les suggestions et les propositions des acteurs politiques.
Depuis la CNAP beaucoup de propositions ont déjà connu une mise en œuvre, je ne voudrais pas vous faire une anthologie des textes issus des discussions de la CNAP : le nouveau code électoral, la loi sur la décentralisation, hier vous avez suivi le conseil des ministres qui a étudié en avant-projet le texte sur la création des régions. Tout ça ce sont des propositions de la CNAP ce qui montre que le gouvernement notamment le chef de l’Etat est décidé à faire en sorte que les Togolais non seulement se parlent entre eux mais qu’on puisse avancer pour permettre à notre pays de connaitre un développement meilleur.
Propos recueillis par Albert AGBEKO
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