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Togo : une semaine culturelle 2026 réussie et riche en apprentissages

Après cinq jours d’intenses activités, la semaine culturelle de l’année académique 2025-2026 s’est achevée ce vendredi 3 avril sur toute l’étendue du territoire togolais. Une édition saluée par les acteurs du système éducatif, marquée par une meilleure organisation, une forte implication des élèves et une valorisation réussie du patrimoine socioculturel.

 

Une semaine culturelle au service de l’apprentissage

La semaine culturelle, communément appelée « semaine C » par les élèves, est bien plus qu’un simple moment de divertissement. Elle constitue un cadre pédagogique d’immersion dans les réalités socioculturelles du pays.

Elle permet aux apprenants de sortir du cadre classique des cours pour explorer, expérimenter et développer des compétences pratiques.

Selon la directrice régionale de l’éducation, Mme Kossiwa Mawunyo Djani épouse AFANTCHAO, « la semaine culturelle est avant tout un moment d’immersion dans notre culture et notre quotidien. Elle permet aux élèves d’observer, d’analyser et de réfléchir à ce qu’ils peuvent améliorer dans la société ».

Le maïs, au cœur d’un thème fédérateur

Pour cette édition 2026, le thème retenu, la dimension socioculturelle du maïs, a servi de fil conducteur à l’ensemble des activités. Un choix stratégique qui a permis de fédérer aussi bien le primaire que le secondaire.

Pour Agaglo Dodzi, le président de l’association Les Archimède, « c’est la première fois qu’un thème de cadrage fonctionne aussi bien à tous les niveaux. Les établissements ont compris l’importance de laisser les élèves s’exprimer ».

Dans les établissements visités, notamment au Lycée Agoè-Nyivé Ouest et au Lycée de Tokoin 2, les élèves ont été placés au centre des activités. Recherches, enquêtes de terrain, préparations culinaires : tout a été réalisé par eux-mêmes.

« Nous avons voulu que les élèves manipulent, expérimentent. Car l’intelligence passe aussi par les mains », a souligné la directrice régionale.

 

Des élèves engagés, entre satisfaction et attentes

Globalement, les élèves ont salué les efforts d’organisation et l’ambiance de cette édition.

Kossi Stéphane, en classe de terminale, se réjouit : « Cette année, tout s’est bien déroulé. L’aspect traditionnel était bien présent, même si certaines animations comme le “jump” ont manqué. »

Abdel Raouf nuance : « Nous sommes à l’aise et reconnaissants des efforts du proviseur, mais nous aurions souhaité plus d’ambiance, avec de la musique et des activités nocturnes. »

Ayité Koffi Modeste souligne quant à lui l’équilibre trouvé : « Cela change du rythme habituel des cours et nous permet de nous divertir. Mais il faut aussi se concentrer sur les examens. »

Azif Alilou appelle à plus de retenue : « Certains comportements ou tenues sont discutables, même dans un cadre de détente. »

 

Entre culture et entrepreneuriat

Au-delà de l’aspect festif, la semaine culturelle a aussi été un espace d’initiation à l’entrepreneuriat. Les élèves ont préparé et vendu divers mets, démontrant leur capacité à valoriser des produits locaux.

« Les élèves ont vendu leurs préparations, preuve qu’ils ont compris l’esprit entrepreneurial que nous voulons développer », a indiqué l’administration.

Tagba élève en classe de terminale témoigne : « J’ai découvert plusieurs mets comme l’avoumi (que j’ai mangé pour la première fois), le gagondoè, le liha ou akpa qui a été préparé par un camarade garçon. Tout était bien préparé. » Pour lui depuis qu’il est dans l’établissement cette édition est la mieux organisée.

 

Focus sur l’avoumi, un savoir-faire transmis

Parmi les spécialités mises à l’honneur, l’avoumi, un mets à base de maïs, a particulièrement retenu l’attention. Ce met traditionnel togolais est en voie de disparition. Mais  l’élève Afi, a partagé avec l’assistance les secrets de  sa préparation. Celle-ci commence par le lavage du maïs, suivi d’un double passage au moulin pour obtenir une farine fine. Après l’assaisonnement et une première cuisson, la pâte est laissée à refroidir, puis retravaillée pour obtenir une texture consistante avant d’être frite dans l’huile.

Ce processus illustre parfaitement la volonté des organisateurs de valoriser les savoir-faire locaux tout en favorisant l’apprentissage par la pratique.

Avoumi, un met togolais

Les clés du succès de l’édition 2026

Le succès de la semaine culturelle 2026 repose sur plusieurs facteurs déterminants définis par la Direction régionale de l’éducation du Grand Lomé. D’abord, un meilleur encadrement pédagogique a permis de recentrer l’événement sur ses objectifs éducatifs, en évitant les dérives observées par le passé. Ensuite, le choix d’un thème fédérateur, “la dimension socioculturelle du maïs”, a facilité l’implication des élèves du primaire comme du secondaire à travers des activités structurées (conférences, recherches, enquêtes et ateliers pratiques).

Par ailleurs, l’accent mis sur la participation active des apprenants, appelés à produire eux-mêmes les contenus (exposés, mets, prestations artistiques), a renforcé leur engagement et leur appropriation des savoirs. Le respect des normes de discipline, de moralité et de sécurité, ainsi qu’un programme bien organisé et étalé sur toute la semaine, ont également contribué à la réussite de cette édition.

Lire aussi: Au LETP-Lomé, la semaine culturelle met en lumière le rôle du maïs dans l’économie

Enfin, l’introduction d’une dimension pratique et entrepreneuriale, notamment à travers la transformation et la vente de produits à base de maïs, a permis de relier apprentissage et réalités économiques, tout en valorisant le patrimoine culturel togolais.

 

Une édition réussie et porteuse d’avenir

Longtemps critiquée pour certaines dérives, la semaine culturelle semble amorcer un tournant positif. L’édition 2026 a bénéficié d’un meilleur encadrement et d’une approche plus pédagogique.

« Un enfant heureux d’apprendre est un enfant qui s’approprie réellement le savoir », a conclu Mme AFANTCHAO.

Une dynamique que les autorités éducatives entendent pérenniser pour renforcer le lien entre culture, éducation et développement.

 

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Albert Akouété AGBEKO

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