Xénophobie : 300 Ghanéens rapatriés d’Afrique du Sud
Le premier groupe de Ghanéens évacués d’Afrique du Sud en raison de l’escalade des tensions xénophobes a atterri mercredi 27 mai à l’aéroport international d’Accra. Au total, 300 Ghanéens se trouvaient à bord de ce premier vol et ont été accueillis à leur arrivée par de hauts responsables gouvernementaux, dont le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, et le Directeur de cabinet de la présidence de la République, qui ont présidé la cérémonie officielle organisée à l’aéroport pour souhaiter la bienvenue aux évacués de retour au pays.
Selon des sources gouvernementales, il s’agit du coup d’envoi d’une opération de rapatriement menée par le gouvernement visant à assurer la sécurité des Ghanéens pris dans la tourmente d’une recrudescence de l’hostilité à l’égard des ressortissants étrangers dans certaines régions d’Afrique du Sud.
L’Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO) était également présente et a remis aux rapatriés un colis de secours comprenant des denrées alimentaires et des articles non alimentaires afin de leur apporter une aide immédiate, en attendant que le gouvernement finalise un programme de réintégration plus complet. Ce programme plus large devrait inclure une aide financière, un soutien à l’enregistrement des nouvelles entreprises, ainsi qu’une série d’autres mesures de réinstallation destinées à aider les personnes évacuées à reconstruire leur vie.
Cette opération d’évacuation, coordonnée par la mission diplomatique du Ghana en Afrique du Sud en étroite collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, intervient dans un contexte de craintes croissantes parmi les Ghanéens vivant et travaillant en Afrique du Sud, suite à de nouveaux rapports faisant état d’attaques, d’intimidations et d’hostilité à l’encontre des ressortissants étrangers dans le pays.
Les autorités ghanéennes avaient initialement annoncé le début de l’évacuation pour le jeudi 21 mai. Cependant, le processus a été temporairement retardé après qu’un nombre bien plus élevé de Ghanéens que prévu initialement par les autorités se sont inscrits pour l’évacuation. Cette augmentation soudaine des inscriptions a nécessité une révision des dispositions logistiques, notamment la coordination des vols, les documents de voyage et la planification de l’hébergement.
Le Togo, pour sa part, n’a annoncé aucune mesure de rapatriement en faveur de ses ressortissants.
Notons que selon les informations encore disponibles, les Sud africains estiment qu’ils seront encore plus intraitables envers les immigrés qui résideraient toujours dans le pays après le 30 mai 2026.
Cette vague de violence a été condamnée par le Conseil International pour l’Immigration l’Entrepreneuriat et l’Emploi (CIIEE) qui estime qu’« aucun Africain ne devrait être considéré comme migrant clandestin sur le sol africain ».
Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de togoscoop.tg, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.
Dieudonné Djigbodi
E-Mail: togoscoop@gmail.com
Tél : (00228) 90 96 63 64/ 99 56 57 88 : Pour vos reportages, annonces et publicité, contacter le service commercial de votre site Togoscoop.



