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Assassinat de Sylvanus Olympio : après l’ANC, la société civile exige la déclassification des archives à Agoué

Soixante-trois ans après l’assassinat de Sylvanus Olympio, premier président de la République togolaise et père de l’Indépendance, la quête de vérité demeure intacte. Réunis à Agoué, au Bénin, où repose la dépouille de l’ancien chef d’État, des organisations de la société civile togolaise ont solennellement exigé la déclassification des archives relatives à ce qu’ils qualifient de crime d’État.

L’appel a été lancé à travers une déclaration solennelle rendue publique à l’occasion de la commémoration du 63ᵉ anniversaire de l’assassinat de Sylvanus Olympio (13 janvier 1963 – 13 janvier 2026).

Une initiative portée par l’ANC et la société civile

Porté  par plusieurs organisations de la société civile, notamment : le Front citoyen Togo Debout (FCTD), Tournons la page (TLP), le Groupement d’appui à la gouvernance locale (GAGL), FONDESC, Novation Internationale, ces mouvements citoyens dans leur déclaration, affirment agir au nom du devoir de mémoire, de la justice historique et du droit du peuple togolais à la vérité.

Sylvanus Olympio, une trajectoire brutalement interrompue

Le 13 janvier 1963, Sylvanus Olympio est assassiné à Lomé, quelques heures seulement après avoir cherché refuge à l’ambassade des États-Unis. Ce meurtre met brutalement fin aux grands chantiers engagés par ce leader charismatique, notamment son projet d’indépendance monétaire, sa volonté d’affranchir le Togo des diktats néocoloniaux et sa vision panafricaniste.

Selon les signataires, cet assassinat a non seulement brisé une trajectoire de souveraineté et de dignité nationale, mais a également ouvert la voie à une longue période de violences politiques, de coups d’État et de gouvernance autoritaire, dont le pays continue de payer le prix.

« L’exigence de vérité, 63 ans après »

Dans leur déclaration, les organisations dénoncent ce qu’elles qualifient de mensonge d’État, d’omerta diplomatique et d’impunité historique.

« Il est inadmissible que, 63 ans après, le peuple togolais et l’opinion internationale ne sachent toujours pas la vérité sur les auteurs, les commanditaires, les complices et les motivations réelles de cet assassinat », martèlent-elles.

Pour elles, la non-clarification de ce crime fondateur empêche toute réconciliation nationale sincère et continue de fragiliser les fondements démocratiques du pays.

Un appel direct à la France et aux États-Unis

Les signataires interpellent directement les États-Unis d’Amérique, la France, ainsi que tous les États historiquement impliqués dans les affaires togolaises, leur demandant :

-la déclassification sans délai de tous les documents, télégrammes, notes diplomatiques, rapports d’ambassade et correspondances classifiés relatifs à l’assassinat de Sylvanus Olympio ;

Sur le même sujet : Assassinat de Sylvanus Olympio : l’ANC exige l’ouverture des archives françaises sur le « crime fondateur » du régime RPT/UNIR

-la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante, chargée de faire la lumière sur le rôle des puissances extérieures dans ce crime.

Un devoir de mémoire et un droit à la justice

Pour les initiateurs de l’appel, déclassifier ces archives ne relève pas d’un simple exercice historique. Il s’agit d’un acte de justice, visant à rétablir l’honneur du père fondateur de la Nation togolaise et à restituer au peuple son histoire confisquée.

« Déclassifier, c’est rendre au Togo les clés de sa dignité et faire échec à la volonté d’effacer Sylvanus Olympio de la mémoire collective », soulignent-ils.

Un appel au monde entier

Depuis Agoué, lieu de mémoire et de recueillement, les organisations appellent les peuples d’Afrique et du monde, les intellectuels, les journalistes, les artistes, les parlementaires et les défenseurs des droits humains à soutenir la quête togolaise de vérité, de justice et de souveraineté.

« Nous refusons l’oubli. Nous refusons l’impunité. Le sang de Sylvanus Olympio ne sera pas effacé par le silence de l’histoire », déclarent-ils.

Une revendication toujours d’actualité

Soixante-trois ans après les faits, l’assassinat de Sylvanus Olympio demeure l’un des épisodes les plus sombres et les plus déterminants de l’histoire politique togolaise. À Agoué, devant la tombe de la victime, les voix se sont élevées avec force pour rappeler que sans vérité, il ne peut y avoir ni justice durable, ni souveraineté réelle.

 

 

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Francine DZIDULA

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